• Qu’est-ce donc ? Cette baie rouge de forme allongée est le Fruit d’un arbuste, le lyciet commun. Elle est cultivée en altitude en Chine, dans la région du Ningxia, en Mongolie-Intérieure et au Tibet. Elle a conquis l’Occident dans les années 1990.
  • Laquelle choisir ? Les baies de Ningxia sont les plus dodues et les plus répandues mais, produites de façon intensive, elles sont pointées du doigt pour leur concentration en pesticides et en sulfites. Celles de Mongolie-Intérieure et du Tibet, cultivées artisanalement, sont plus saines et de meilleure qualité, même si elles n’ont pas forcément l’étiquette « bio ».
  • Sous quelle forme ? Trouver des baies fraîches est une gageure. On croise plus couramment des baies séchées, en poudre, en jus (souvent mêlées à d’autres fruits) ou en infusion.
  • Quel goût a-t-elle ? La pulpe est acidulée, légèrement sucrée et un peu amère en note de fond.
  • Comment la consommer ? L’utilisation est la même que celle des raisins secs : une poignée ajoutée aux céréales matinales, à un granola, sur une salade ou des fruits. Pour les rendre plus moelleuses, faites-les tremper une heure dans de l’eau, que vous boirez ensuite.

Quels sont les bienfaits des baies de goji ?

La baie de couleur rouge est sacrément bien dotée, de quoi rendre blêmes de jalousie la plupart des végétaux. Elle est consommée depuis 3000 ans avant notre ère en Chine, où la médecine traditionnelle la recommande pour accéder à l’immortalité. À défaut d’y parvenir, on mise sur les propriétés antioxydantes de cette baie pour entretenir un bien-être général. Plus précisément, la baie de goji renforce le système immunitaire, régule la tension artérielle, agit sur le système rénal, le foie, la vision et les problèmes chroniques tels que la toux, la fatigue, le stress, l’insomnie, la libido et les embarras digestifs. En bref, elle rééquilibrerait un peu tout ce qui cloche à l’intérieur, à condition d’en prendre une quantité suffisante. N’escomptez point de miracle de quelques baies picorées une fois l’an.

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Une cure de baies de goji, cela représente une poignée de fruits séchés, soit environ 20 g par jour pendant trois à six mois. Certains préfèrent les consommer en fin de journée pour combattre l’insomnie tandis que d’autres les prennent au petit déjeuner, leur trouvant au contraire un effet « coup de fouet ».

Attention, ces baies sont déconseillées aux enfants de moins de 7 ans et aux femmes enceintes ou allaitantes car elles ont une action stimulante sur l’utérus.
Porridge kaki, banane et goji
Shutterstock

Une baie très (trop) lointaine

Une cure de goji, c’est sans nul doute excellent pour la santé mais c’est un budget et l’on risque de se lasser. La parade est de varier les recettes tout en restant dans le registre cru car la cuisson détruit une partie des vitamines – l’intérêt majeur du fruit.

L’infusion de goji est une bonne alternative car les principes actifs se libèrent dans l’eau.

La goji s’apparente à ces autres petites baies que sont la cranberry, l’aronia et l’açaï. Leur provenance lointaine les rend attractives mais leur périple pour venir jusqu’à notre assiette pèse sévèrement sur le bilan carbone. N’oublions pas que dans nos forêts et nos campagnes prospèrent d’autres baies championnes des antioxydants : la myrtille et l’argousier. Alors, la baie de goji, oui ! Pour éduquer nos papilles et se dépayser un brin. Mais pour conserver une jeunesse éternelle, mieux vaut s’en remettre aux « acteurs locaux » et aux petits plaisirs quotidiens.

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(Article publié dans le magazine Saveurs n° 253, 2019)

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